10 idées pour comprendre et aider nos patients atteints de la maladie de Parkinson idiopathique

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative à évolution lente après la maladie d’Alzheimer. La maladie de Parkinson dite idiopathique représente environ 80 à 90 % des cas observés, les 10 à 20 % restants sont regroupés sous le terme de syndromes parkinsoniens. 150.000 personnes sont concernées en France : 1 % de la population de plus de 60 ans et l’âge moyen lors du premier diagnostic est de 59 ans. Elle est liée à une perte des neurones dopaminergiques présents dans la substance noire, et les noyaux gris striés impliqués dans le contrôle moteur. 

La maladie est une conséquence de destruction progressive des enzymes qui régulent les états de veille et de sommeil. 

 

Les premiers signes de la maladie n’apparaissent que lorsque l’organisme ne compense plus cette perte dopaminergique. Les patients restent  asymptomatiques jusqu’à ce que 50 à 70% des neurones à dopamine soient détruits les symptômes moteurs (ralentissement et tremblements, rigidité,  difficultés d’initiation du geste) et micrographie sont les troubles les plus caractéristiques de cette pathologie mais pas forcément les premiers à  apparaître.

Des signes associés tels que la perte d’odorat ou du goût, la constipation, la fatigue, la lenteur du pas, les troubles de l’humeur sont les principaux  signes très précoces pouvant annoncer la maladie de Parkinson.  

aider patients Parkinson

Seulement 70% des patients ont des difficultés de voix et de parole associées.  

L’apparition des problèmes de voix et de parole concernent les derniers stades de la maladie : 5 stades sont décrits dans la littérature.  Les troubles de l’intelligibilité peuvent se manifester par des troubles de la prosodie, une hypophonie, une imprécision articulatoire, un débit irrégulier,  associés souvent à une altération du timbre de la voix.

01. Enregistrer le patient en situation de bilan de la phonation

Enregistrer le patient en situation de bilan de la phonation et sur des modalités de voix et de parole  telles que le /A/ impliqué, la voix conversationnelle, la sirène avec modèle sonore, la lecture d’un  texte, le pataka (deux essais pas plus) ainsi que la répétition d’une phrase avec modèle. Les analyses vous donneront les axes thérapeutiques à privilégier. Ils en sont pas les mêmes suivant les patients. 

02. Travailler dès le début le paramètre de résonance 

Travaillez dès le début le paramètre de résonance pour que le patient comprenne  tout de suite qu’il ne doit pas pousser ni forcer mais enrichir sa voix, la faire résonner.  Servez-vous des outils de feedback visuel pour que le patient visualise bien le paramètre de  résonance (timbre) et parvienne consciemment à enrichir les formants aigus des différentes  voyelles. 

03. Travailler la prosodie 

Travaillez la prosodie et notamment l’intonation sur des voyelles puis sur des petites phrases courtes  et expressives. Préférez des phrases de son quotidien avec des intentions différentes pour obtenir  une prosodie bien marquée et ajutsée et surtout avec des intentions différentes. Le faire dessiner avec sa voix, passer au-dessus d’obstacles, suivre des gabarits, imiter un contour intonatif, exagérer l’intonation avec des outils de rétrocontrôle adaptés, fiables et paramétrables, ce qui soutiendra sa  motivation.

04. Solliciter son voile du palais 

Solliciter son voile du palais en travaillant l’alternance a/an o/on è/in mais en insistant sur les voyelles  orales (les nasales ne servant qu’à lui faire prendre conscience de la position de repos du voile et de  son mouvement de contraction). Plus il travaillera la tonicité et la tenue vélaire, moins il nasonnera et  plus il gagnera en intelligibilité et en richesse de timbre.

05. Lui faire dessiner des phonétogrames colorés 

Lui faire dessiner des phonétogrammes colorés dans différentes modalités de  voix et de parole (impliquée, appel, déclamée, conversationnelle par exemple) et  comparer les différentes aires dynamiques phonatoires obtenues au fil des séances.  Lui montrer sa progression est une bonne façon de le motiver. 

Retrouvez l'intégralité de l'article
en téléchargeant gratuitement la fiche thérapeutique

Découvrez 5 idées en plus et les secrets de la réussite !

Télécharger

Laisser un commentaire